Le CO2 ou plus précisément "dioxyde de carbone" est l'élément
indispensable aux plantes pour qu'elles puissent prospérer lorsque la
lumière est suffisante afin de permettre la photosynthèse. La quantité
lumineuse doit toujours être en rapport avec la quantité de CO2, plus l'éclairage
de l'aquarium sera puissant, plus le besoin en CO2 sera grand afin de permettre le bon déroulement du processus
de la photosynthèse, et inversement.
Un fort éclairage sans un taux suffisant de "dioxyde de
carbone" ne suffira pas aux plantes pour se développer au maximum de
leurs possibilités, tout comme un fort taux de "dioxyde de
carbone" avec un éclairage trop faible. Comme très souvent, ils
vont de paire, l'un fonctionne avec l'autre, mais le manque de l'un des
deux ne peut pas être remplacé par un surdosage de l'autre.
Le taux de CO2 se mesure tout comme les autres paramètres à
l'aide d'un test colorimétrique, il existe aussi des tests dit
"permanents" avec une vision continue sur la couleur pour sa
valeur, mais il est aussi possible de le calculer en fonction du Ph et du
Kh, ces trois paramètres étant en adéquation.
Le fait que ces trois paramètres soient liés emmène à la conclusion
que lorsque l'un d'eux bouge, les autres suivent à leur échelle, c'est
pour cette raison que l'on utilise parfois du CO2 pour abaisser le Ph,
mais pour que ce phénomène se produise plus facilement, le Ph doit avoir
un faible pouvoir tampon, c'est à dire un Kh bas, et donc plus le Kh sera
haut, et plus l'ajout de CO2 devra être grand pour intervenir sur le Ph.
En récifal, l’utilisation du CO2 peut aussi être utile mais
dans un autre but, afin d’obtenir un taux de calcium dans de bonnes
proportions tout en gardant un kh entre 7 et 9 et ceci sans déséquilibrer
la balance ionique par l’ajout massif de carbonates comme par exemple le
Buffer, on utilise alors un réacteur à calcaire fonctionnant avec un
système d’injection de CO2 afin de dissoudre les granulés calcaires
(pour plus d’info sur ce sujet, cliquez
ici). A utiliser de préférence avec un ph-mètre sur une électrovanne
afin de prévenir des acidoses nocturnes.
Plusieurs possibilités sont utilisées pour l'injection du CO2,
plus le bac sera grand et plus l'apport sera important donc les
dimensionnements aussi. Si vous voyez en magasin des kits pour 100, 200,
300 ou 500 litres, en fait, tous sont pareils à la base, seul le volume
de la bouteille et la taille du diffuseur changent.
-Le plus simple et le plus fiable à utiliser reste le kit CO2 avec détendeur
sur bouteille pressurisée, plusieurs contenances sont à disposition
suivant le volume du bac, les plus fréquents allant de 350g à 2kg
rechargeables.
Afin d’éviter les surdosages en CO2 la nuit, chose qui arrivera si le détendeur
continue d’alimenter continuellement, il y a deux solutions :
1/ Fermer le robinet CO2 chaque soir en pensant bien à l’ouvrir à
nouveau le lendemain matin, soit :
2/ Le mieux, investir dans une électrovanne (à positionner en aval du détendeur
sur le tuyau d’alimentation de CO2) qui sera programmée aux mêmes
horaires que l’éclairage, de cette façon, la coupure de nuit sera
automatique. En optant pour ce système, vous avez de plus la possibilité
intéressante d’obtenir une valeur de pH souhaitée en combinant un
pH-mettre à votre installation (à la seule condition d’avoir un KH
assez bas pour permettre son bon fonctionnement), c’est lui qui gèrera
l’alimentation en CO2 suivant la valeur de pH dans votre bac, ceci évitera
les acidoses (sachant que le CO2 acidifie l’eau, donc diminue le pH
s’il n’est pas trop tamponné par le KH).
-Il y a aussi les systèmes de fermentation de sucre par des levures pour
produire de l'alcool afin de provoquer un dégagement de CO2, ainsi
qu’un système avec pastilles effervescentes, ces systèmes là sont
dits "de production" car ils produisent eux-même le
"dioxyde de carbone" mais ne sont généralement utilisés que
dans les bacs de moins de 100 litres. Ces systèmes ne sont pas très réguliers
dans l'apport et de plus ils sont très difficilement contrôlables, ce
qui de toutes façons n'est pas très gênant car ils ne sont jamais
suffisamment producteurs pour être injecté en excès et de plus,
reviennent plus cher à l'usage.
-De nouveaux systèmes de production de CO2 vont bientôt voir le jour,
ils fonctionneront grâce à l'électrolyse, c'est un courant électrique
qui décompose chimiquement l'eau H2O en H et O (Hydrogène et Oxygène),
l'oxygène capté sur une électrode en carbone se combinera avec celle-ci
pour former du Dioxyde de carbone. Le débit de CO2 sera facilement contrôlable
car il dépendra en fait du courant où un potentiomètre permettra sa régulation.
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Le taux de CO2 doit se situer entre 20 et 35 mg/l, en dessous de
20mg/l, il ne suffit plus aux plantes pour profiter pleinement de la
photosynthèse, et au-dessus de 35 mg/l, il commencera à devenir
dangereux pour les aquariums les plus peuplés.
Pour améliorer le rendement d'un système CO2, il faut veiller à ce que
les bulles mettent le plus longtemps possible avant d'atteindre la
surface, c'est à dire qu'elles parcourent le plus long chemin possible.
Pour ça, il existe des serpentins retardant au maximum leur dispersion en
surface. Vous remarquerez que plus les bulles restent au contact de l'eau,
plus elles diminuent en diamètre au fil des secondes, c'est signe que le
CO2 se dissout bien dans l'eau d'où l'intérêt de retarder au maximum sa
montée avant l'arrivé en surface.
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A voir aussi : Construire son propre système de
production de CO2
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