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"Anatomie et comportement"


Sur les 20 000 espèces de poissons, 1 500 sont susceptibles de nous intéresser en aquariophilie.

Le corpsLes nageoiresLes écailles, Le mucus, La coloration, La tête, La respiration, Les barbillons, Les narines, Les opercules, La ligne latérale, Le cerveau, Le squelette, La vessie natatoireLes organes reproducteurs, La nage, Le comportement, La longévité, La croissance, Réserve vitelline.

Le corps :

  Les poissons ont le plus souvent une forme adaptée au milieu dans lequel ils évoluent, corps plat pour les espèces vivants en eau très encombrées en végétaux tel les "discus", "scalaires" ... , ventre plat pour les poissons de fond tel les "corydoras" "ancistrus" ... bouche en forme de museau long et pointu pour les espèces picorant leur nourriture dans les coraux tel "chelmon rostratus", "forcipiger flavissimus" ... et cela va jusqu'aux formes très insolites et jolies mais toujours pour des raisons particulières tel les "Hippocampes" et "sygnathidés" ...

  D'autres espèces développent des systèmes de défenses (surtout les espèces marines) Les Acanturidés (poissons chirurgiens) possèdent des épines érectiles sur le pédoncule caudale coupantes comme des lames de rasoir. Les Balistidés possèdent des dents et une mâchoire très puissante qui leur permettent de broyer les coraux, crabes, etc ... les Scorpénidés ou "poissons-scorpion" sont munis d'épines libérant du venin pouvant être très puissant chez certaines espèces. Les Canthigastéridés ont la possibilité de gonfler leur corps, voir même de libérer des toxines mortelles en cas de stress, d’autre on la faculté de pouvoir modifier leur pigmentation pour se fondre au décors... 

  La forme hydrodynamique du poisson lui permet aussi d'atteindre des vitesses jusqu'a 20 km/h, ce qui n'est pas négligeable connaissant la résistance de l'eau, elle lui permet aussi une fuite rapide en cas de danger.

Les nageoires :

  Suivant les espèces, les poissons n'ont pas toujours le même nombre de nageoires et celles-ci ont une utilité précise (sauf la petite "adipeuse" caractéristique des Characidés). Les nageoires sont reliées à des muscles leur permettant d'être repliées ou déployées.

 - Dorsales (1) et anales (1): Servent à la stabilité du poisson à l'arrêt. La nageoire anale des males vivipares est transformée en gonopode (organe reproducteur).

 - Caudale (1): Sert de propulsion avec le pédoncule caudale.

 - Pectorales (2): Elles permettent au poisson de tourner, de freiner et de ventiler les oeufs lors de la reproduction.

 - Pelviennes (2): Elles servent à se diriger et aussi à de différentes fonctions suivant les espèces, tel le transport des oeufs chez les "corydoras", ou alors chez les gouramis, munies de pastilles gustatives, elle permettent la recherche de nourritures ...

 - Adipeuse (1): Nageoire spécifique des Characidés, sans utilité particulière celle-ci. Cette nageoire ne comprend pas de rayons.
Chez d'autres espèces, les nageoires jouent aussi le rôle de défenses tel "ptéroi Volitan" munies de venin. Ou chez les "Balistes", ils s'en servent pour se bloquer dans les rocher, et sont ainsi indélogeables, ou chez d'autres espèces qui déploient leurs nageoires afin d'essayer de décourager le prédateur.

Les écailles :

  Elles protègent le poissons et l'aide à l'hydrodynamisme, elles font parties intégrantes du corps du poisson car elles sont fixées directement sur le derme. Si une écaille s'arrache, la peau à la racine de celle-ci deviendra vulnérable et sensible aux agents pathogènes. Il existe deux types d'écailles, les cténoides (crantées) et les cycloides (rondes et lisses) et font parties des écailles "élasmoides", puis, autre que les écailles, les poissons chats par exemple possèdent eux des plaques osseuses, beaucoup plus grandes qu'une écaille, mais de même caractéristique. Les écailles peuvent aussi indiquer l'age du poisson.

Le mucus :

  Le mucus est une substance produite par le poisson, elle lui permet de se protéger contre toutes attaques parasitaires, pathogéniques ou même toxiques, il lui occasionne aussi un lissage favorisant l'hydrodynamisme. 
Certaines espèces marines confectionnent chaque soir un cocon de mucus dans lequel ils peuvent ‘dormir’.

La coloration :

  La coloration pourrait faire à elle seule un très grand sujet car elle est très parlante en aquariophilie. L'origine de la coloration est la pigmentation des cellules "chromatophore", les poissons possèdent aussi une couche de guanine sous la peau qui avec la réfraction de la lumière lui donne sa couleur.
Chez certaines espèces ( elle joue aussi un rôle de mimétisme), elle varie en fonction du milieu afin de permettre au poisson de se camoufler et elle peut être tellement ressemblante au milieu qu'il est pratiquement impossible de repérer le poisson, ou alors chez d'autres espèces, elle s'atténue afin de passer aussi inaperçu. Certains prédateurs imitent et prennent la coloration de leurs proies afin de les approcher sans être repérés.
La nuit, les couleurs deviennent ternes, et se ravivent rapidement des l'éclairage remit.
Les poissons stressés ou malades peuvent aussi changer de couleurs. Ou même lorsqu'un poisson est pris en chasse par un autre, on voit ses couleurs s'assombrir ou se ternir très vite, chez d’autre espèces, notamment les Ciclidés Africains, la coloration varie suivant la place hiérarchique du spécimen dans son groupe.
Elle peut aussi varier suivant son age, les poissons récifaux acceptent rarement leurs congénères sur leur territoire. C'est pour cette raison que certains juvéniles, n'arborent pas la même couleur que leurs parents, voir même des motifs totalement différents pour les poissons ange comme par exemple le "Pomachathus imperator".
Chez d’autres espèces, la coloration ou/et leur motifs différencient les mâles des femelles, ce qui leur permet de se reconnaître.
Les couleurs très vives, ainsi que les motifs, permettent de repousser le prédateur (comme le rond noir arrière des "Chaetodon Auriga") faisant penser à un oeil, lorsque le poisson fuit, le prédateur se laisse surprendre dans le sens de direction.
On peut aussi remarquer chez les "Scalaires" par exemple, les bandes noires qui deviennent vite très vives lorsqu'on ouvre la galerie pour la distribution de nourriture.

La tête :

  Comme tout le reste du corps, la bouche est en fonction des besoins alimentaire du poisson, on reconnaît aussi leur façon de se nourrir grâce à la forme de celle-ci. Bouche pointue des poissons marins qui attrapent leurs proies dans les infractuosités des coraux, bouche en position supérieure pour les espèces qui se nourrissent en surface, bouche en position terminale ou droite pour les poissons se nourrissant en pleine eau, et bouche inférieure pour les poissons de fond. Les poissons carnivores ont une bouche grande et munie de petites dents pointues dirigées en arrière pour retenir les proies, les omnivores et herbivores ont une plus petite bouche avec des petites dents aplaties. 

Les yeux des poissons ne sont pas très développés, outre un très large champs de vision (280°), ils ne voient pas bien loin (moins de 50 cm). Ils ont de plus une vision bidirectionnel, ils distinguent les couleurs et sont très sensibles aux variations lumineuses. Comme ils ne possèdent pas de paupières, évitez les allumages directs du bac en pleine nuit. La vue des poissons est complémentée par la ligne latérale.

La respiration :

  Pour respirer, les poissons puisent l'oxygène dissous dans l'eau garce à leurs branchies, le mouvement des opercules aspire l'eau et la fait traverser les branchies, celles-ci captent l'oxygène nécessaire au poisson avant d'être expulsée, les branchies sont des organes très performants car elles captent jusqu'à 80% d'oxygène dans les 1% dissous dans l'eau. Seul les Labyrinthidés ont la faculté de pouvoir respirer directement l'air atmosphérique grâce à un organe (labyrinthe) situé dans le crâne.

Les barbillons :

  Tous les poissons de fond "genre corydoras, botia, ancistrus ..." possèdent des barbillons munis de papilles gustatives, ces organes leurs servent à détecter la nourriture, dans les eaux troubles ou sombres, ils remplacent parfois même leur vue.

Les narines :

  Même si les poissons ne respirent pas de la même façon que nous, ils possèdent des narines, deux ou parfois quatre chez certaines espèces, celles-ci leurs servent uniquement pour l'odorat, à savoir que l'odorat est un sens beaucoup plus développé chez le poisson que chez l'homme. Lorsqu'un poisson d'un banc se fait attaquer, il secrète des phéromones, l'odorat "dit olfactif" relativement sensible des autres poissons du banc permet de sentir cette phéromone de la peur.

Les opercules :

  L'opercule a pour fonction de protéger et de faire circuler l'eau dans les branchies (poumon du poisson) grâce à un mouvement régulier et permanent.

La ligne latérale :

  Organe que seul les poissons possèdent, la ligne latérale apporte aux poissons un sens aussi important que la vue pour nous, c'est une ligne symétrique de chaque coté du corps, constituée de minuscules pores, tous reliés les uns aux autres sous la peau et munie de cellules sensorielles, elle lui permet de détecter et d’analyser toutes les vibrations, les poissons détectent ainsi un obstacle, un ennemi, les pas de l'aquariophile, tout ce qui est dans son environnement.

Le cerveau :

  Le cerveau des poissons est très simple, les poissons ne se souviennent pas d'un passage de leur vie, ils n'ont pas de mémoire, mais on se rend compte étant aquariophilie qu'ils comprennent tout de suite quand on s'approche du bac pour donner la nourriture, ils font la différence entre la nourriture et l'épuisette, c'est une forme d'intelligence. (Intelligence ou instinct de survie?, l'avis peut être très partagé).

Le squelette :

  Le squelette des poissons et beaucoup plus fragile que celui des humains, ce qui est compréhensible car dans l'eau, il n'à pas à tenir le poids de son corps.

La vessie natatoire :

  La vessie natatoire ou vessie gazeuse est un organe important car elle permet aux poissons de se stabiliser à un niveau donné, elle lui permet aussi de plonger en profondeur ou de remonter en surface, elle régule sa flottaison.

Les organes reproducteurs :

  Les poissons ne possèdent pas d'organes d'accouplement (excepté chez les vivipares ou les males possèdent un gonopode, transformation de la nageoire anale), la fécondation se fait en pleine eau.

La nage :

  Plusieurs éléments entrent dans la pratique de nage du poisson, l'hydrodynamisme, la nageoire caudale pour la propulsion, les autres nageoires pour la stabilisation et la direction, la vessie natatoire pour la plongée et aussi la stabilisation. la forme du poisson ainsi que la forme de sa caudale entrent aussi en compte.

Le comportement :

  Les poissons ne se comportent pas toujours en aquarium comme dans leur milieu naturel, car le fait d'être en aquarium (très petit volume) les met souvent en concurrence alimentaire ou territorial. En aquarium, on constate toujours une dominance des plus gros envers les petits, chose qui ne se produit pas en nature, car ils ne se trouvent pas dans le "même m²",  par contre, il n'y a pas, ou peu de prédation comme dans la nature, car l'aquariophile ne met pas d'espèces incompatibles. Pendant la période de reproduction, il y a une tension entre les habitants du bac, car les parents protègent sévèrement leur progéniture (suivant les espèces) alors que les autres ont repérés la proie facile que sont les alevins.

Le comportement est un indicateur de l'état de santé du poisson car l'aquariophile connaît ses poissons et leur caractère, et lorsqu'un habitant est malade, son comportement ne trompe pas, un poisson qui passe son temps à pourchasser les autres qui devient calme et craintif, un poisson toujours au premier rang pour la nourriture qui ne vient pas se nourrir ... il faut chercher la cause, car s'il y a un changement de comportement, il y à forcement quelque chose qui le provoque.

La longévité :

  La longévité des poissons est très variable, et est en fonction du milieu, de la température, de la nourriture ...  On pourrait dire en générale que la longévité et aussi en rapport avec la taille, les poissons les plus grand vivent plus longtemps. Les durées de vie vont de un an à plus de dix ans, les poissons marins vivent plus longtemps que les poissons d'eau douce, mais à l'inverse, les "Discus" (eau douce) peuvent dépasser les 15 ans. Dans la nature, certaines espèces de poissons vivent rarement plus d'un an comme les "néons" alors qu'en aquariophilie, on peut les garder trois ans voir plus. La longévité des poissons en aquarium est souvent supérieure que dans la nature.

La croissance :

  Plus le bac est grand, plus les poissons auront une taille se rapprochant de celle de leur frère en nature, car en aquariophilie, les poissons sont trop souvent victimes de nanisme (surtout dans les bacs d’eau de mer), ce qui joue aussi sur leur durée de vie. Les poissons grandissent toute leur vie, bien sur, plus ils vieillissent moins ils grandissent, mais la croissance ne s'arrête jamais, lorsque vous avez un poisson (ex : 10 cm alors que dans la nature, il dépasse des 30 cm) et qui ne parait plus grandir, offrez-lui un bac plus grand, et vous verrez sa croissance reprendre.

Lors de sa croissance, le poisson traverse plusieurs étapes; 1 l'œuf, 2 le stade larvaire, 3 l'alevin, 4 le stade juvénile, 5 l'age adulte.

Réserve vitelline :

  Pendant les premiers jours de sa vie, la larve possède une vésicule vitelline qui le nourrit, cette réserve est incorporée dans son corps et disparaît au fur et à mesure que la larve s'en nourrit, ce qui prend que quelques jours, quand il a épuisé sa réserve vitelline, l'alevin est capable de se nourrir et d'attraper ses proies lui-même.

 


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