Le
calcium constitue la structure des récifs, les coraux sont des animaux à
squelette calcaire et ont besoin de lumière et de matières minérales
pour se développer. C'est pourquoi nous devons leur apporter du calcium,
afin qu'ils assimilent dans leurs squelettes, ils ont besoin de dioxyde de
carbone (CO2) et de calcium sous forme ionique. Le calcium doit être
maintenu à une concentration de 400 à 450mg/l.
Le
réacteur à calcium fonctionne de manière simple en apportant et en
maintenant la quantité de calcium nécessaire aux coraux. Le réacteur à
calcium fonctionne dans un tube étanche remplis d'hydroxyde de calcium et
uniquement avec de l'eau osmosée. Un agitateur magnétique, une pompe à
eau bas débit ou même le simple courant d’un osmolateur assure la
saturation en calcium de l'eau, dans la partie inférieure, l'hydroxyde de
calcium présente une couche blanche, dans la partie supérieure se trouve
l'eau saturée en calcium (zone limpide), c'est cette partie d'eau limpide
qui doit être ajoutée dans le bac à l'aide d'une pompe à eau couplée
à un contacteur de niveau (osmolateur). Cet ajout doit compenser l'eau évaporée
de l'aquarium grâce à l'osmolateur.
Il existe
plusieurs types de réacteur à hydroxyde (RAH). Voici les 4 principaux
types de RAH (les plus courants, mais il en existe bien d’autre) :
- Le premier, plus simple et suffisant pour les bacs inférieurs à 400
litres faiblement peuplés en coraux durs, ou jusqu’à 250 litres pour
les bacs essentiellement peuplés de coraux durs. Il se compose d’un
simple tube étanche relié entre la pompe de l’osmolateur et le bac.
Dans ce tube étanche nous y ajoutons de l’hydroxyde de calcium (que
l’on trouve généralement dans tous les magasins d’aquariophile), la
quantité ajoutée ainsi que la fréquence d’ajout permet de stabiliser
le taux souhaité dans le bac, il est logique que 15 gr d’hydroxyde
toutes les 2 semaines maintiendra un taux de calcium dans le bac bien plus
bas que si l’on ajoute 50 gr par semaine.
Dans tous les cas, l’hydroxyde de calcium en suspension dans le tube
(appelé lait de chaux) ne doit jamais être ajoutée dans le bac sous
peine de voir ses paramètres totalement déstabilisés et à des taux
extrêmes.
Lorsque l’osmolateur entre en fonction, l’eau refoulée dans le bac
passe d’abord dans le réacteur, elle arrive par le bas, de ce fait,
l’hydroxyde est soulevé jusqu’à mi-hauteur du réacteur et ainsi,
charge fortement l’eau en calcium (toutefois, ce système ne permet pas
d’aller jusqu’à saturation). Cette arrivée d’eau qui à la fois mélange
l’hydroxyde pousse aussi l’eau qui se trouve en haut du tube (eau
limpide appelée eau de chaux) dans le bac. Comme l’osmolateur envoi que
des petites quantités d’eau dans le bac, en fonctionnement normal, il
s’arrête bien avant que le lait de chaux arrive en haut du réacteur
(point à bien surveiller, surtout les premiers jours).
(Photo 1, le
réacteur est en phase d'attente, l'hydroxyde se trouve tout en bas, photo
2, l'osmolateur se met en route, le courant d'eau soulève l'hydroxyde)


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- Le second, il s’agit du
même principe que le premier, mais plus adapté aux grands bacs, supérieurs
à 400 litres. La différence entre les deux est que dans celui-ci, nous
forçons de façon continue la saturation en calcium (afin d’avoir un
taux de calcium maximal, qui se situe aux environs de 900mg/l) grâce à
un brassage intermittent dans le réacteur.
A l’aide d’une pompe de brassage à bas débit (entre 250 et 500 l/h)
branchée sur un programmateur, il suffit de brasser l’hydroxyde environ
5 minutes toutes les 4 heures. On choisira plus ou moins les fréquences
de brassage (toutes les 4h, 6h, 8h etc …) suivant l’évolution du
taux de calcium dans le bac (mais aussi en fonction du pH pour ne pas voir
celui-ci monter trop haut, à savoir jamais plus de 8,5).
(Photo 1, le
réacteur est en phase d'attente, l'hydroxyde se trouve tout en bas, photo
2, la pompe se met en route, le courant d'eau soulève l'hydroxyde)


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- Le troisième, identique
au second, mais ou la pompe de brassage est remplacée par un entraînement
magnétique extérieur (donc hors du réacteur), ce qui allonge considérablement
la durée de vie du réacteur car le lait de chaud, ou même simplement
l’eau de chaux sont extrêmement corrosifs pour les rotors des pompes.
Dans ce système là, on utilisera aussi un programmateur pour brasser
l’hydroxyde au même rythme que le second soit 5 minutes toutes les 4
heures. Comme ci-dessus, on choisira plus ou moins les fréquences de
brassage (toutes les 4h, 6h, 8h etc …) suivant l’évolution du
taux de calcium dans le bac (mais aussi en fonction du pH pour ne pas voir
celui-ci monter trop haut, à savoir jamais plus de 8,5).
(Photo 1, le
réacteur est en phase d'attente, l'hydroxyde se trouve tout en bas, photo
2, l'agitateur magnétique, entraîné par le moteur se met en route,
l'agitateur mélange l'hydroxyde)

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- Le quatrième, toujours
au fonctionnement plus ou moins identique, se rapproche plus du troisième,
ci-dessus, car le mélange est agité ici aussi par un moteur extérieur
(donc aussi avantageux sur la longévité) qui fait tourner un mélangeur
dans le cylindre du réacteur. Dans ce cas là, on utilisera aussi un
programmateur pour brasser l’hydroxyde au même rythme que les models
ci-dessus, soit 5 minutes toutes les 4 heures. On choisira ici aussi plus
ou moins les fréquences de brassage (toutes les 4h, 6h, 8h etc …)
suivant l’évolution du taux de calcium dans le bac (mais aussi en
fonction du pH pour ne pas voir celui-ci monter trop haut, à savoir
jamais plus de 8,5).
(Photo 1, le
réacteur est en phase d'attente, l'hydroxyde se trouve tout en bas, photo
2, la moteur entraîne le mélangeur, le mélangeur brasse l'hydroxyde)


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IMPORTANT : Dans les 4
cas, ou même quelque soit votre apport d’eau de chaux si votre système
ne figure pas ici, elle doit se faire en très faible quantité et débit
(maximum de celui d’un osmolateur), et surtout dans le courant d’une
pompe de brassage de votre bac. Lors de l’utilisation de ce système, il
convient de contrôler 2 fois par an le matériel tel que chauffage,
pompes de brassage, capteur d’osmolateur … afin de prévenir toutes
corrosions éventuelles.
Le réacteur
à calcaire :
Le réacteur à calcaire fonctionne de manière plus complexe que le réacteur
à calcium, car pour la dissolution du calcaire, il faut utiliser du
dioxyde de carbone, ce qui fait tomber le PH. Il existe en fait deux
solutions, soit injecter du CO2, soit le remplacer par le rejet d'un
dénitrateur.
Le réacteur à calcaire est composé d'un tube étanche remplis de matières
riches en carbonate de calcium (sable de corail par exemple) Afin de
dissoudre le sable de corail, il faut une eau très acide (PH très bas,
ce qui n'est pas compatible avec l'eau de mer) Donc, à l'aide d'une
bouteille et d'un diffuseur de CO2 et en injectant du dioxyde de carbone
qui au contact de l'eau forme de l'acide carbonique tout à fait capable
de dissoudre le calcaire, l'eau du réacteur est donc saturée en calcaire
mais avec un PH trop bas pour être rejetée dans l'aquarium. Il faut donc
la faire circuler dans un petit bac annexe de dégazage et la ré-oxygéner
au maximum. Une fois saturée en oxygène, l'eau déjà riche en calcium
retourne dans le bac. Comme dans le réacteur à calcium, il est important
de disposer d'un PH-mètre couplé à l'électrovanne (coupure et stoppage
du processus en cas de PH trop bas) du diffuseur de dioxyde de carbone.
Non seulement
cet appareil permet de maintenir un taux de calcium souhaité, mais aussi
il assure un kH haut, ce qui limite les variations du pH et donc empêche
d’éventuelles acidoses nocturnes. Le fait qu’il apporte aussi des
carbonates permet de lutter contre certaines algues, notamment les
filamenteuses.
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